Introduction aux implants cochléaires
Les implants cochléaires compensent des zones endommagées ou non fonctionnelles de l’oreille interne. L’oreille interne convertit les ondes sonores en impulsions électriques qui sont ensuite envoyées dans le cerveau. Un implant cochléaire fonctionne d’une façon analogue. Il détecte électroniquement les sons utiles et les envoie dans le cerveau. Ecouter avec un implant cochléaire ne donne pas la même sonorité que l’audition normale. Néanmoins, les implants cochléaires permettent à de nombreuses personnes de communiquer oralement, de vive voix ou au téléphone.
Implants cochléaires et audition
Pour comprendre commentfonctionne un implant cochléaire, il est important de comprendre comment fonctionne notre audition. L’oreille externe collecte les ondes sonores et les envoie vers l’oreille moyenne. Les ondes sonores font vibrer le tympan et sont amplifiées par les trois petits osselets : le marteau, l’enclume et l’étrier. Les ondes sonores transitent dans le fluide qui remplit l’oreille interne. Les ondes traversent la cochlée (l’organe de l’audition). Les cellules ciliées microscopiques de la cochlée transforment les vibrations en impulsions électriques. Puis votre cerveau reçoit cette énergie et l’interprète comme un son ou de la parole.
Les implants cochléaires exploitent les fonctions auditives résiduelles quand des cellules ciliées ont été endommagées ou détruites. Ils tirent aussi profit de la subtilité et de la flexibilité du cerveau humain. Les implants cochléaires créent une nouvelle façon d’entendre. Un implant cochléaire est composé de cinq éléments de base : un microphone, un processeur vocal, un émetteur, un récepteur/stimulateur et un réseau d’électrodes.
(Cette image montre un processeur sonore et implant Harmony d'Advanced Bionics Harmony. Pour plus d'informations, visitez les sites www.advancedbionics.com et www.advancedbionics.com/bea)
Attentes
Les enfants doivent être impliqués dans un programme qui met l’accent sur les capacités auditives et linguistiques. Une grande motivation, un environnement familial positif et des attentes réalistes sont essentiels pour réussir. Une évaluation complète s’impose pour déterminer si l’enfant est bien candidat à l’implantation cochléaire. Elle doit porter sur les points suivants : audition, parole, langage, équilibre, aspects médicaux et psychosociaux. Toute intervention chirurgicale présente des risques, en particulier chez les jeunes enfants. Ces risques doivent être discutés de manière approfondie avec votre équipe médicale. L’implantation peut affecter d’autres traitements médicaux futurs.
La décision de choisir un implant cochléaire doit être faite après avoir soigneusement pesé le pour et le contre. De nombreuses émotions, discussions et recherches contribuent généralement à cette prise de décision. Il est difficile de prédire quels bénéfices un enfant pourra tirer d’un implant cochléaire. De nombreuses études présentent des enfants implantés qui sont des auditeurs et des orateurs très compétents. Les parents doivent savoir que les implants cochléaires sont des outils, pas des miracles. Tous les enfants implantés n’atteignent pas les mêmes performances. Parmi les attentes raisonnables, il faut penser à l’amélioration de la détection des sons et de la parole.
Certains enfants implantés sont plus sensibles aux sons et peuvent détecter et reconnaître des configurations sonores. D’autres enfants sont capables de comprendre la parole par la seule écoute. Mais même ces enfants bénéficient aussi des indices de lecture labiale et des appareils d’aide à la communication, en particulier dans les milieux bruyants. Pour apprendre à utiliser un implant cochléaire, il faut que l’enfant, sa famille et toute l’équipe d’assistance travaillent ensemble. Il faut beaucoup d’entraînement pour reconnaître et comprendre les sons et la parole. On a pu dire que l’implant cochléaire, c’est «10% de matériel et 90% de logiciel. Et le logiciel, c’est nous». Vous pourrez mieux comprendre les besoins de l’enfant en prenant en compte ceux des frères et sœurs et des autres membres de la famille. Bien qu’il se produise parfois des choses extraordinaires, la plupart des progrès ne se fait que par petites étapes.
Chirurgie et activation
Un chirurgien implante le récepteur/stimulateur et le réseau d’électrodes sous la peau, derrière l’oreille et dans le crâne. Le chirurgien place le réseau d’électrodes dans la cochlée, au-delà de la zone des cellules ciliées endommagées. L’acte chirurgical dure 2 à 3 heures. La plupart des enfants retrouvent des activités normales quelques jours après l’intervention. Il faut généralement attendre de 3 à 5 semaines pour que l’incision soit cicatrisée. L’appareil est activé 4 à 6 semaines après l’intervention. La procédure d’ajustement de l’implant cochléaire en fonction des besoins de l’enfant prend du temps. Les réglages nécessiteront de nombreux rendez-vous. Des ajustements sont également faits quand la façon dont l’enfant utilise son implant évolue. La procédure d’ajustement de la sortie du système est appelée «mapping». Les enfants implantés peuvent participer aux mêmes activités que les autres enfants. L’émetteur (à l’extérieur de l’épiderme) est fixé par aimantation au récepteur (placé juste sous l’épiderme). Les parties extérieures se retirent rapidement et facilement pour certaines activités telles que la natation.
Suivi et réhabilitation
L’implant sera activé 4 à 6 semaines après l’intervention. L’activation de l’implant peut être faite en un ou deux jours. L’activation de l’appareil ne produit pas une audition «instantanée». De nombreuses visites de contrôle peuvent être nécessaires la première année. Ces visites auront à la fois pour objet l’ajustement du processeur vocal et les séances de réhabilitation orale et d’entraînement auditif. Suivez les recommandations de votre thérapeute relatives à l’utilisation d’une aide auditive dans l’oreille non implantée. La chirurgie n’est que le point de départ. Le véritable travail est d’aider l’enfant à apprendre à écouter. Les signaux provenant de l’implant sont utilisés pour reconnaître, comprendre et produire de la parole. L’enfant apprendra aussi à identifier et à utiliser les sons ambiants. C’est typiquement un processus lent avec de nombreuses petites étapes. L’enfant, la famille, les thérapeutes et les éducateurs doivent coopérer pour réussir. Il est essentiel que la famille mette l’accent sur les objectifs d’écoute et de langage dans son programme personnalisé. Cette mise en valeur des capacités d’écoute et de langage doit aussi continuer quand l’enfant est scolarisé.
Remerciements
Phonak remercie les organisations expertes suivantes pour leur autorisation et leur assistance dans la réalisation de cette section de notre site Internet:
- The Better Hearing Institute
- The Infant Hearing Guide




